L'Hôtelière - Extraits
CETTE LECTURE EST RESERVEE AUX ADULTES
Eurydice Jenkins
L’HÔTELIÈRE
roman
collection iris éros diffusion la gazette 89 éditions
Les personnages, situations et circonstances de ce roman sont entièrement fictifs.
Tout ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé ne serait que pure coïncidence.
Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, matériel ou virtuel, mécanique ou numérique sans le consentement de l'auteur ou de ses ayantcause ou ayantdroits est illicite et constitue une contrefaçon aux termes des articles L.3352 et suivants du Code de la Propriété Intellectuelle. Reproduction interdite pour tous pays et par tous moyens.
© Copyright Eurydice Jenkins 2009
collection iris éros diffusion la Gazette 89 éditions
ISBN 9782916600116
Introduction« Vous avez décidé, Madame, de raconter votre vie par écrit. À cette fin, vous avez demandé la participation de l’un des membres de notre entreprise spécialisée dans la rédaction des biographies privées. Vous êtes jeune, pourquoi écrire si tôt votre histoire ?
– J’approche de la cinquantaine. J’ai eu une belle vie. Pleine. J’ai beaucoup à raconter. Mais si j’attends trop longtemps auraije, à quatrevingt ans, l’énergie et la force de me souvenir ? Auraije la mémoire suffisamment claire sur des faits qui, alors, auront soixante ans d’âge ? Et, finalement, auraije le simple courage de me rappeler ce que fut ma jeunesse, auraije la force d’accepter la vieillesse ? Voilà pourquoi il me faut me raconter aujourd’hui. Je pourrais peutêtre dire, si vous préférez, « voici l’histoire de la première partie de ma vie ». Plus tard, nous verrons à rédiger le tome II.
– Comptez-vous publier ce livre ?
– Je l’ignore encore. D’abord, nous devons l’écrire. Je vous raconte ma vie, à vous la tâche de rédiger mes « mémoires ». À ce sujet, d’ailleurs, je préférerais une présentation « à la troisième personne ». Vous éviterez le style « j’ai fait ci, j’ai fait ça… »
– À votre guise, vous êtes la cliente. Pouvonsnous commencer ? Je branche l’enregistreur ?
– Allezy.
– Votre vie se résume à un lieu, m’avez-vous dit, l’hôtel où nous nous trouvons. Vous avez toujours vécu et travaillé ici.
– J’y ai toujours travaillé, mais je n’y ai vécu que depuis la fin de mon adolescence.
– Toujours dans cet hôtel ?
– Absolument. Je suis entrée dans la maison lorsque j’avais dix-neuf ans. C’est à dire à peu près votre âge. J’y suis toujours.
– Vous êtes gentille, mais j’en ai presque dix de plus.
– Vous ne les faites pas. Mariée ?
– Non. Je l’ai été, mais c’est fini depuis quelques… Pardon ! Vous êtes le sujet du livre, pas moi. Reprenons. Vous avez toujours travaillé dans cet hôtel, vous y avez commencé…
– Comme femme de chambre. Aujourd’hui, j’en suis la directrice et la propriétaire… »
(...)
Chapitre 3
(Laetitia et Jonathan, le fils de ses employeurs, se sont rencontrés par hasard à Paris. Il sont dîné ensemble, sans plus.)
(...)
Ce ne fut que le soir de leur dernier jour dans la capitale qu’ils se revirent, au moment d’embarquer dans le train qui les ramènerait chez eux. Et quoiqu’ils n’aient dîné qu’une seule fois ensemble et n’aient pas échangé plus de trente mots pendant tout le trajet ferroviaire, le fait d’avoir résidé dans le même hôtel pendant trois jours et voyagé ensemble au retour fut considéré par tous, dans l’hôtel, comme l’indice irréfutable d’une aventure en cours.
De nouveau, Laetitia dut supporter des allusions méchantes de la part de certaines collègues.
Quant à Jonathan, il eut à écouter l’admonestation de son père qui dut faire un grand effort pour accepter l’idée d’une véritable coïncidence.
Seule la patronne parut heureuse de la méprise. Elle appréciait Laetitia et le voyait comme une épouse idéale pour son fils, une femme saine pouvant lui donner de nombreux enfants tout en étant dotée d’un fort potentiel professionnel, une employée modèle qui, dans vingt ans peut-être, serait la compagne idéale pour reprendre l’affaire avec un mari bien formé.
Ce fut donc elle qui commença une offensive pour provoquer, à chaque possible occasion, une rencontre entre les deux jeunes gens réussissant même, à force d’arguments, à convaincre son mari de la justesse de son projet. Lorsque quelques mois plus tard le jeune homme revint assister son père en cuisine pour commencer à apprendre les recettes des spécialités de la maison, elle s’arrangea pour faire coïncider les horaires de travail des deux jeunes gens, leur permettant de disposer des mêmes soirées de liberté dans la semaine.
L’idée ne déplaisait pas à Laetitia. Jonathan était plutôt beau gosse et même attirant. La sympathie démontrée par ses patrons quant à un possible rapprochement entre eux lui semblait normale : si elle épousait le fils du patron, elle conserverait sa position, ses prérogatives, son poste… mais ne serait plus considérée comme une salariée sur la feuille de paye de l’entreprise. La différence serait conséquente sur le bilan annuel, entre le salaire d’une gouvernante augmenté des charges sociales acquittées par les propriétaires, et l’intéressement qu’elle recevrait en tant que collaboratrice appartenant à la famille.
Seul Jonathan ne semblait pas remarquer l’intérêt dont il faisait l’objet. Il papillonnait dans les rangs des jeunes filles en fleur de la ville. Parfois, à la recherche d’un nid pour ses amours car habitant encore sa chambre d’adolescent dans la maison familiale située non loin de l’hôtel, il disposait des chambres inoccupées de l’hôtel pour des moments intenses. Il ne le faisait bien entendu pas ouvertement, craignant les foudres paternelles et maternelles pour qui la remise au propre et le change de draps d’une chambre avaient un coût. Tant qu’il put obtenir des femmes de chambre ces services en toute discrétion, en échange d’un billet par-ci par-là, Laetitia qui ne pouvait ignorer ces occupations irrégulières garda le silence. Elle put même ainsi comprendre qu’en une occasion ils avaient été trois dont deux jeunes femmes à passer la nuit à gémir et à crier leur plaisir, au point que quelques clients avaient fait état, au matin, du manque d’insonorisation des chambres voisines. Laetitia se disait qu’il fallait bien que jeunesse se passe et ne ressentait pas vraiment de jalousie, quoique, parfois, elle eut apprécié être à la place de certaines des jeunes filles qui quittaient discrètement l’hôtel au petit matin. Elle se donnait encore quelques mois avant de prendre des mesures concrètes pour atteindre son but, préférant laisser sa valeur parler pour elle dans le creux de l’oreille des patrons.
Tout faillit basculer lorsque Jonathan s’amouracha d’Elsa, ancienne condisciple de l’école hôtelière, rousse flamboyante retrouvée presque par hasard. Leur relation paraissait vouloir durer. La patronne regardait Laetitia d’un air triste, semblant regretter d’avance des évènements à première vue inéluctables. Jonathan demanda à héberger Elsa à l’hôtel lors de ses passages en ville, ce qui lui fut concédé.
Mais, par une amie travaillant dans un autre établissement de la ville, Laetitia apprit bientôt qu’Elsa, quittant officiellement l’hôtel et la ville un certain soir après le dîner, se rendait en réalité dans un autre hôtel où elle passait la nuit suivante, n’en repartant que le lendemain matin en compagnie d’une autre jeune fille au nom de laquelle était réservée la chambre. Laetitia put même, grâce à la complicité de son amie, entrouvrir la porte de la chambre des deux filles, au matin, en oubliant bien entendu de frapper, sous prétexte de servir le petit déjeuner.
Elle referma immédiatement la porte, ayant aperçu dans le miroir qui faisait face au lit une scène qui justifiait le risque pris, sans que les deux jeunes femmes n’aient eu le temps de percevoir son indiscrétion puisque l’une d’entre elle, le visage tourné vers le plafond, criait le plaisir qu’Elsa, dénoncée par sa crinière rousse, lui donnait avec sa langue, le visage enfoui entre les cuisses totalement écartées de sa compagne.
Satisfaite, Laetitia remercia sa collègue et s’en fut, pensive. Comment faire connaître à Jonathan la véritable nature de sa fiancée ? Fallait-il lui en donner froidement la nouvelle ? Il risquait de refuser de la croire et lui en voudrait.
Elle décida de profiter des séjours que faisait Elsa à l’hôtel pour atteindre son but. Elle commença à couler à la jeune fille des regards insistants, à rechercher ses yeux lorsque celleci déjeunait dans la salle de restaurant, à se pencher en laissant bâiller son décolleté lorsque la fiancée de Jonathan se trouvait face à elle. Instinctivement, elle savait que jamais sa rivale n’oserait en faire le commentaire à Jonathan, car ce genre de manifestations n’est perceptible que par quelqu’un capable de les observer, c’est à dire par une femme appréciant les femmes, alors qu’une innocente ne peut s’en rendre compte.
Au séjour suivant, Laetitia rechercha les occasions de toucher le corps d’Elsa de la façon la plus discrète possible. En la rencontrant dans un couloir d’étage, elle fit exprès de la croiser à la hauteur d’une table de service resserrant l’espace de circulation, ce qui lui permit de frotter ses seins sur le dos de la jeune femme. Le soir, au service du dîner, sa main effleura le bras de la rousse, puis, sous prétexte de ramasser un objet au sol, sa cuisse. Le lendemain, profitant que la jeune femme était appuyée au comptoir de la réception, Laetitia arrivant derrière elle posa ses deux mains sur ses hanches, semblant ainsi lui demander de se déplacer. Elle lui avait en fait caressé la ceinture à l’abri de tout regard, ses ongles crissant sur la toile de la jupe. Les pointes des seins d’Elsa s’étaient immédiatement dressées sous le fin chemisier.
La semaine suivante, alors que la jeune femme empruntait l’ascenseur, Laetitia y pénétra avec elle. Quoiqu’elles n’aient été que deux dans une cabine pouvant contenir trois personnes et leurs bagages, Laetitia resta presque collée à Elsa, ses seins touchant presque ceux de l’autre femme, ses yeux fixés sur les lèvres de la rousse exprimant ainsi, de façon très discrète, un prétendu désir de l’embrasser.
La respiration un peu courte, les seins gonflés et presque dressés vers la bouche de Laetitia, le basventre paraissant rechercher le contact, Elsa laissa sa main, comme animée d’une vie propre, monter peu à peu et venir se poser sur la hanche de Laetitia qui se donna le luxe de laisser échapper un très léger râle lorsqu’elle en sentit le contact.
Le cœur de la gouvernante battait de façon désordonnée alors qu’elle s’était imaginée insensible au charme d’Elsa et croyait innocemment pouvoir, telle une actrice, représenter un personnage d’une façon froide et détachée. Les bouches des deux femmes se rapprochaient dangereusement lorsque la porte automatique de la cabine commença à s’ouvrir. Les deux femmes s’écartèrent brusquement et Laetitia sortit de l’ascenseur à reculons, sans quitter Elsa des yeux, réussissant même à mettre sur son visage un air déçu qui était peut-être plus naturel qu’elle ne le savait elle-même.
Laetitia ne pouvait plus déterminer où finissait sa machination et au commençait son réel désir pour Elsa. La rousse provoquait en elle des réactions surprenantes. Or depuis l’affaire de la femme nue au sexe rasé, au début de sa carrière, elle n’avait jamais plus rien ressenti à l’égard d’une autre femme, ni même, jusqu’alors, pour la pimbêche objet de son plan. Il lui était bien entendu arrivé de se caresser en faisant intervenir une femme dans ses fantasmes, mais sans jamais ressentir un réel désir charnel envers l’une de ses connaissances.
Par contre, maintenant qu’elle s’était fixé le but d’épouser Jonathan et de lui faire rompre ses fiançailles, elle se sentait capable de faire tout et absolument n’importe quoi pour atteindre son but. Cette détermination lui permettait d’ouvrir, dans son intimité, une porte dérobée qu’elle n’imaginait même pas exister. Si elle devait coucher avec cette salope qui trompait son monde, elle le ferait. Même si, pensa-t-elle soudain lorsque l’image lui en revint à l’esprit, cela signifiait se retrouver avec Elsa dans la même situation que celle-ci avec son amie, lorsqu’elle les avait aperçues. Laetitia se demanda quelle position elle préférerait, être celle recevrait la caresse de bouche ou celle qui la donnerait… L’humidité dans sa culotte la surprit. Elle haussa une épaule : pour épouser Jonathan, elle était disposée à faire l’autre salope hurler sa jouissance et même à lui lécher la fente s’il le fallait…
Ce ne fut pas nécessaire. Le lendemain matin, elle se chargea d’apporter personnellement le petit déjeuner dans la chambre du couple, après avoir vu sortir Jonathan qui, levé plus tôt, devait se rendre avec son père et sa sœur à un rendez-vous chez leur notaire. Lorsque Laetitia entra dans la chambre, Elsa était assise sur un fauteuil, face à la fenêtre, vêtue d’une longue robe de chambre en satin fermée sur le devant par une large ceinture.
Laetitia posa le plateau sur la tablette et s’approcha du fauteuil. Elle s’arrêta face à la jeune femme assise. En vérité, elle ne savait plus que faire… Elle attendit.
Elsa la regardait dans le miroir, la bouche entrouverte. Elle parut soudain prendre une décision et se leva, venant se planter face à face avec Laetitia, plus près encore qu’elle ne s’en était trouvée dans l’ascenseur.
« Tu as envie de quelque chose et tu ne sais pas de quoi, n’est-ce pas ?
– Oui, répondit Laetitia. Je ne comprends pas ce qui m’arrive. Je n’ai jamais ressenti cela. Je sais que c’est mal, que c’est contre la nature, que c’est un péché, mais…
– Ce n’est pas un péché, voyons, ce n’est pas mal… Tu as envie de moi, c’est tout… As-tu déjà pensé à moi comme à un homme ? As-tu déjà eu envie de me toucher, de m’embrasser ? »
Laetitia baissa la tête, comme si elle ressentait de la honte, ce qui en fait n’était pas totalement faux. Son cœur qui battait fort lui indiquait pourtant que la situation était loin de lui déplaire. Elle vivait à cet instant, même pour de fausses raisons, une situation qu’elle avait désirée depuis longtemps : être sur le point de tomber dans les bras d’une autre femme, goûter la peur, la honte de l’instant, assumer son envie tout en résistant jusqu’au dernier instant…
Dans un souffle, elle prononça :
« Oui… dans l’ascenseur, l’autre jour, j’ai eu envie de vous embrasser sur la bouche… Et l’autre matin, à la réception, j’ai touché vos hanches, mais je voulais, je mourrais d’envie de remonter mes mains et de toucher vos seins… Je ne sais pas ce qui m’arrive, je vais partir… »
Elle fit un mouvement vers la porte, mais Elsa la retint par les épaules.
« Lève la tête, regarde-moi… »
Laetitia obéit, mais ne soutint pas le regard de l’autre, ayant trop peur que sa détermination, plus que ses fausses hésitations, n’apparaisse à cet instant dans ses yeux.
Elsa se pencha et essaya de lui poser délicatement un petit baiser sur les lèvres, mais Laetitia détourna la tête.
« Allons, n’aie pas peur » fit Elsa en lui saisissant le menton. Elle lui ramena le visage vers l’avant et l’embrassa une fois, deux fois… À la troisième fois, les lèvres de Laetitia réagirent et elle accepta le baiser. Malgré le fait qu’elle ne faisait cela que dans une intention bien déterminée, considérant ce geste presque comme un sacrifice nécessaire, Laetitia se surprit de la douceur des lèvres de la femme. C’était loin d’être désagréable et Elsa bien loin d’être laide… Soudain, l’image de la rousse en train d’enfouir son visage dans l’entrejambe d’une autre femme lui revint, provoquant simultanément un mouvement de rejet de son visage vers l’arrière et une inondation immédiate de sa fente. Le souvenir de la blonde qui suçait son mari au petit-déjeuner, la première femme qu’elle eut jamais désirée, revint aussi, lancinant.
Elsa n’avait perçu que le mouvement de recul. Elle n’insista pas, sourit et dit doucement à l’oreille de Laetitia.
« C’est comme ça, au début, on en a envie et on recule… Mais tu vas voir, tu vas t’habituer et tu vas y prendre plaisir, à un point que tu ne peux encore imaginer. Peut-être même notre rencontre va-t-elle changer ta vie… Qui sait si tu auras encore envie d’un homme après avoir fait l’amour avec moi ?
– Mais bien sûr que si… Faire l’amour avec vous ? Je ne veux pas… »
Elle recula de trois pas. Elsa eut un petit sourire discret. Par ce mouvement, la jolie gouvernante s’était, sans s’en rendre compte, rapprochée du lit. Encore un petit pas en arrière et le bord du matelas heurterait l’arrière de ses genoux, la faisant chuter de tout son long sur les draps… Elsa s’avança jusqu’à la toucher. Elle regardait le visage de Laetitia avec attention. Jolie, la fille, très jolie, un visage qui n’était pas parfait, bien sûr, mais attirant. Très attirant. Et initier une telle innocente aux plaisirs lesbiens lui apporterait une source d’excitation supplémentaire. De plus, séduire la jeune fille que, disait-on en ville, son propre fiancé avait peut-être envisagé d’épouser avait un goût subtil et pervers. «Quel idiot de ne pas l’avoir au moins baisée ! » pensa Elsa en se remémorant les déclarations à ce sujet de Jonathan qui avait justifié ce choix par les règles sévères édictées par son père.
Or Elsa savait que si elle épousait Jonathan, son amie Loreline, qui l’attendait à l’hôtel voisin, refuserait de continuer leurs relations sur la base de l’adultère. Elsa avait déjà énormément de mal à lui faire accepter cette vie double, une nuit par-ci une nuit par-là. Qui sait si Laetitia, c’était le nom brodé sur la poche de la blouse d’uniforme de la jeune fille, ne pourrait pas assumer la place qu’allait laisser Loreline ? Il serait farce que son mari soit le patron de sa maîtresse attitrée. Finalement, en la convertissant au saphisme, elle mettrait Laetitia définitivement hors course pour le mariage, ou même pour une aventure toujours possible de celle-ci avec Jonathan… D’une pierre trois coups…
Le sourire sur le visage de Elsa s’élargit. Elle s’approcha de Laetitia à la toucher , tendit les mains vers les boutons de l’uniforme de la jeune fille et commença à ouvrir le vêtement. Laetitia lui saisit les mains. Elsa se pencha et l’embrassa, forçant l’entrée de sa bouche avec sa langue. Après un instant d’hésitation, Laetitia saisit cette langue indiscrète avec ses lèvres et se mit à la sucer avec vigueur. Elsa libéra ses mains, saisit celles de la jeune employé et les posa sur ses seins. Immédiatement, Laetitia commença à lui masser les tétons, sans beaucoup de science mais avec l’enthousiasme de la débutante et la bonne volonté de l’innocence. Elsa défit la ceinture de sa robe de chambre et laissa glisser le vêtement au sol. Dessous, elle était nue. Rapidement, elle découvrit la poitrine de Laetitia qui, lorsqu’elle sentit l’air frais sur ses pointes durcies, gémit. Elsa, de ses seins, caressa les globes de la jeune fille, faisant se heurter les tétons dressés et envoyant ainsi des vibrations de plaisir dans les deux corps féminins qui maintenant étaient collés l’un à l’autre.
Quelques minutes plus tard, Elsa léchait avec une science consommée toutes les surfaces du corps entièrement dénudé de la gouvernante qui, soudain, se retourna sur le ventre et enfouit son visage dans l’un des oreillers, les épaules secouées de sanglots.
« Je suis une vilaine fille, c’est vraiment mal ce que nous faisons.
– Mais non, répliqua Elsa avec impatience. Il n’y a rien de mal. Sauf une chose : se refuser au plaisir. Si tu continues à faire la sotte, je vais te donner une fessée et te renvoyer !
– Non, ne me renvoyez pas ! Frappez-moi s’il le faut, mais pardonnez-moi…
– Ça m’étonnerait que tu apprécies ce genre de plaisir ! La preuve ! »
Et sans attendre Elsa appliqua sur les jolies fesses rondes pointées vers le plafond quatre ou cinq violentes claques, du plat de la main, qui firent sursauter et gémir Laetitia. Puis elle donna quelques baisers sur les traces rouges laissées par ses doigts.
Laetitia murmura quelque chose dans l’épaisseur de l’oreiller. Elsa lui demanda de répéter.
« J’ai honte.
– Mais non ! Il n’y a pas à avoir honte…
– J’ai honte parce que j’ai aimé que vous me claquiez les fesses. »
(...)
Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, matériel ou virtuel, mécanique ou numérique sans le consentement de l'auteur ou de ses ayantcause ou ayant-droits est illicite et constitue une contrefaçon aux termes des articles L.3352 et suivants du Code de la Propriété Intellectuelle. Reproduction interdite pour tous pays et par tous moyens.
© Copyright Eurydice Jenkins 2009
